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Historique du Noyer Renard

historique du Quartier du Noyer Renard :

Le quartier du noyer renard

Le quartier du Noyer-Renard

Le Noyer-Renard, est l’un des quartiers d’Athis-Mons, se trouvant à l’ouest de la RN7 et à proximité immédiate de Paray-Vieille-Poste. Il est situé sur le plateau qui domine la vallée de l’Orge et de la Seine.
Au XIXème siècle, les terres du plateau appartiennent à une riche famille de notables, les Chodron de Courcel (en 1914, plus de 40% du sol athégien appartenait à cette famille).
En 1896, la N7, ancienne voie royale de Paris à Fontainebleau, longtemps restée bordée d’arbres, ponctuée d’auberges et entourée de champs, voit l’arrivée de nouveaux habitants qui s’installent près de la Pyramide. Ceux-ci, regroupés en « sociétés mutuelles d’épargne », achètent les terrains agricoles à de grands propriétaires athégiens pour y faire des lotissements pavillonnaires.
Entre les deux guerres, tout le plateau, jusqu’à Paray-Vieille-Poste, va se couvrir de lotissements, excepté le camp militaire d’Orly ainsi qu’un vaste terrain de 25 hectares appartenant à la famille de Courcel, au milieu des jardins et de l’habitat pavillonnaire, où sont cultivés céréales et pommes de terre.

Construction 3F

Naissance du grand ensemble

La cité des 3F est construite sur ce vaste terrain, acheté en 1955 par la société HLM du Foyer du Fonctionnaire et de la Famille (3F) et la ville d’Athis-Mons pour répondre à la grave crise du logement sévissant après-guerre.
Sur une partie sont d’abord installés la cité d’urgence des Oiseaux et les immeubles de la société HLM L’Athégienne (rue Henri Barbusse). En 1958, le FFF lance son plus important programme de construction : 1268 logements sont livrés en l’espace de quatre ans. La construction de la cité s’est faite en deux temps. Tout d’abord, les vingt immeubles (de A à T) sont construits, comprenant de 2 à 4 pièces, de 36 à 62,5 m2. La proximité et le développement de l’aéroport d’Orly (inauguré en 1961) limitent la hauteur des bâtiments à sept niveaux : un rez-de-chaussée et six étages. Cependant, tous les immeubles ont quatre étages, hormis un de six étages détruit depuis (derrière l’espace Michelet). Le chauffage de la cité est assuré par une centrale de chauffage (près du centre commercial). Des tubes incorporés dans les plafonds et les sols assurent le chauffage des logements. La chaufferie distribue également l’eau chaude dans la cuisine et la salle de bain. Les premiers aménagements ont consisté à réaliser la voirie provisoire et les canalisations (arrivée d’eau, du chauffage et écoulements).
La deuxième étape a concerné l’église et le centre commercial terminé en 1962, puis les trois bâtiments U (dit des « Médecins », rue des Pitourées), V (rue de l’Orme-Robinet) et W (rue des Blancs Fossés).
Les noms des rues sont choisis par les 3F. Il s’agit de noms d’anciens lieux-dits présents sur la commune (pas forcément dans le quartier).

méthodes de construction

Les méthodes de construction

En 1958, il faut construire vite et à moindre coût. Des études ont été menées pour fabriquer en série les éléments nécessaires aux immeubles. Une aire de préfabrication est installée en bordure de l’avenue de Morangis : les dalles, escaliers, poutrelles, panneaux, etc. y sont moulés. Deux centrales à béton alimente des moules chauffants. La construction de barres (ici 100 m. de long) ne nécessite pas d’importantes fondations. A l’intérieur de celles-ci, sont installées des piles, qui servent de base aux armatures métalliques.
Un chemin de grues, sur des rails, permet le déplacement progressif des engins au fur et à mesure de l’avancée de la construction. Seuls les pignons en brique, les entrées d’immeubles et les ventilations ne sont pas préfabriqués mais réalisés en ouvrage traditionnel.
La rapidité des travaux et l’utilisation de matériaux insuffisamment testés ont donné des immeubles posant des problèmes. Même si ces logements étaient une nette amélioration pour les nouveaux habitants qui quittaient des meublés, hôtels, logements vétustes et trop petits, des défauts se sont très vite révélés entraînant humidité, chauffage insuffisant.

appartement

Dès l’automne 1960, les premiers locataires emménagent rue du Noyer-Renard : la cité n’est pas achevée, les rues ne sont pas toutes goudronnées, les commerces et services inexistants, mais une école est déjà ouverte. Les plantations d’arbres, bosquets et pelouses se feront au début des années 1960.

Les équipements collectifs
Au centre de la Cité, autour de la place des Quatre-Voyes (actuelle place Mendès France) sont édifiés les équipements collectifs, l’église Notre-Dame de l’Air inaugurée en 1962 et la Maison des Jeunes et de la Culture Skydom en 1971 : ateliers, cours, animations, expositions…sont proposés au public du quartier.
Les écoles sont réparties aux angles : le groupe scolaire Est, puis Flammarion, ouvrira le premier avec une centaine d’élèves en 1958-1959. Le groupe scolaire Ouest, puis Branly, ouvrira en septembre 1960.

suma

Le centre commercial des Froides-Bouillies ne fonctionne qu’à partir de 1961 et le supermarché Suma (Atac puis Simply Market) n’ouvre qu’en 1962. Cette grande surface de 2500 m2 était la plus importante de la région. Elle est installée dans un bâtiment original, construit par l’architecte Heckly, dont la charpente est tendue par des câbles (comme pour les ponts suspendus). Aucun poteau à l’intérieur n’est donc nécessaire. En 1984, l’église est louée à la ville qui l’utilise comme salle polyvalente, puis vendue en 1989 pour devenir l’espace Michelet.

place mendes france

La rénovation du quartier

En mai 1989, la société des 3F entreprend la réhabilitation des intérieurs et des façades. A partir de 1990, à l’initiative de la nouvelle municipalité, une procédure de développement social du quartier (DSQ) se met en place dans le cadre de la politique de la ville. La Zone d’éducation prioritaire (ZEP) est créée. En 1990, le centre culturel d’Athis-Mons lance un travail de mémoire par la collecte de témoignages, photos de familles, cartes postales... auprès des habitants et des écoles du quartier. Ce travail donne lieu à une exposition « J’ai la mémoire qui planche…Noyer-Renard 1958-1991 » présentée à la salle Michelet. En 1992, l’architecte Bruno Rollet greffe sur la façade de la MJC Skydom (espace Goscinny) une bibliothèque dont le mur de béton comprend, à l’étage, une grande surface vitrée. En 1995, l’architecte Laurent Heckly ajoute, à l’extrémité des barres principales des balcons curvilignes. Des frontons et des couleurs sont ajoutés afin d’interrompre la monotonie de l’horizontalité.

 

A partir de 2000, la municipalité s’engage dans une deuxième phase de restructuration du quartier, en partenariat avec les 3F, dans le cadre d’une opération de renouvellement urbain (ORU). En 2002, la place des Quatre-Voyes, rebaptisée Mendès-France en 1982, est réaménagée par l’architecte-paysagiste Jacques Coulon. De grands bacs à plantations et des banquettes en bois exotique encadrent un espace central revêtu de dalles de granit, éclairée par quatre colonnes lumineuses. Quelques barres sont détruites, d’autres sont percées pour relier la cité aux rues des quartiers pavillonnaires qui l’entourent. La résidentialisation des immeubles commence : clôtures, digicodes, tri sélectif.
Dans la rue des Froides Bouillies, de nouveaux immeubles de logements et de services ont été terminés à l’automne 2008. D’autres démolitions/reconstructions sont à venir. L’objectif de mixité sociale et urbaine se traduit par la construction de logements individuels et collectifs, en accession à la propriété ou en location, dont un certain nombre de logements sociaux. Le centre commercial situé rue des Froides Bouillies sera entièrement détruit. Devraient y être construits de nouveaux bâtiments mixant locaux commerciaux et habitat collectif. Des rénovations dans les immeubles existants sont également prévues (dans les parties communes, dans les logements, sur les façades et espaces extérieurs). Tous les immeubles qui ne l'ont pas encore été, seront résidentialisés. Enfin, des travaux d’aménagement seront réalisés afin de renouveler la voirie et des espaces publics.

Sources :

- Des ensembles assez grands, Mémoires et projets en Essonne, Cahier n° 11 de la Maison de Banlieue et de l’Architecture, Athis-Mons, MDBA, 2005. 116 p., ill.
- Les Portes de l’Essonne, tome 1. Athis-Mons, Paray-Vieille-Poste, Dir. Dominique Hervier. Réd. Brigitte Blanc. Service de l’Inventaire, Images du patrimoine, Paris, 2004. 108 p. ill. en coul.
- Site de la mairie d’Athis-Mons :
www.mairie-athis-mons.fr

Maison de Banlieue et de l’Architecture
41 rue Geneviève Athonioz-de-Gaulle
91200 ATHIS-MONS
01 69 38 07 85
www.maisondebanlieue.asso.fr

Divers documents sur le quartier (ouvrages, cartes postales, photos de familles etc.) peuvent être consultés au centre de documentation de la Maison de Banlieue et de l’Architecture. Contactez Patricia Wilhelm-Chevallier au 01 69 38 93 82.